dimanche 6 mai 2007

La coquille de Sarko

Ben voilà, on a un nouveau président. On s'en doutait un peu quand même, c'était quasiment plié d'avance.
Du coup, par curiosité je suis allé faire un tour sur le site de Sarkozy, et en moins de 2 minutes je tombe sur cette page.

Vous ne remarquez rien ?

Vraiment rien ? Relisez bien.

Allez je vous aide, sur cette page, vous avez la transcription PDF officielle du projet Sarkozy. On y retrouve pile la même phrase au début. A ceci près que...

Vous ne voyez toujours pas ?

Rhaa lala, vous êtes lourds, là.

Bon je vous aide, avec cette image.
A droite le PDF, à gauche la page Web. Marrant, non ?

Pour faire une coquille pareille, moi j'dis que le webmaster est socialiste, c'est pas possible autrement.

samedi 28 avril 2007

Revue de blog : du pur niveau Skyrock.

Vous connaissez tous Skyrock, une radio de jeunes.

Quand je dis "de jeunes", ça veut surtout dire radio de boutonneux qui dansent sur du rap dont ils ne comprennent pas les paroles, qui ont un zéro pointé en langue française, qui ont le QI d'une huître pas fraîche (et l'odeur aussi), qui savent raconter une semaine de vacances dans un SMS de 100 caractères, qui regardent Naruto, qui claquent leur forfait dans des envois de "GIRLS" au 83012 (je reviendrai sur ce dernier aspect dans un article séparé), qui auront le BAC grâce aux quota de l'éducation nationale et qui iront montrer leur connerie à la France entière au "Maillon faible".

En gros, Skyrock est à la radio ce que M6 est à la télé.

Après ce petit brossage de portrait, vous vous dites que j'exagère et que ça ressemble à de la frustration transformée en agressivité. Cela pourrait être vrai si je n'avais pas de preuves. Or je vous les amène sur un plateau.

Skyrock a lancé il y a quelques temps un système de blogs, appelé "Skyblog".
Les adresses des blogs sont du genre http://nomalacon.skyblog.com

Et je suis tombé il y a quelques temps déjà sur un vrai petit bijou. J'explique le principe : le gars prend des photos d'un petit personnage en plastique tout droit sorti d'un Happy Meal. Le personnage est un blork™ un monstre de la BD "Kid Paddle". Vous êtes peut-être déjà tombés dessus sur M6 ou CanalJ. C'est un petit dessin animé pas bien malin, mais sans méchanceté aucune. Mais là n'est pas le propos.

Donc le gars prend des photos de ce personnage dans des situations à la con et met des commentaires qui exagèrent un maximum. Je cite pour exemple une photo prise dans un réfrigérateur, où le monstre est sur une étagère, et à côté de lui une poupée Barbie, et le mec met en commentaire "Ici c'est le Gofri, c'est ma boîte préférée, y'a que du bon son. La blonde à côté, je l'ai serrée l'autre soir, hé ouais, c'est ça être un gossbo".

Vous en faites pas, l'adresse vient, vous pourrez aller voir par vous-même, c'est vraiment très drôle. Et c'est évidemment du second degré. Je dis "évidemment", vous devez croire que je vous prends pour des abrutis, mais attendez la suite, car le constat est édifiant.

Une autre image montre le petit monstre dans un lavabo et le commentaire dit "Là c'est moi dans mon jacuzzi, hé ouais, c'est la classe. Envoyez vos photos les gonz (sauf si vous êtes des thons ça m'intéresse pas)". Là, c'est forcément très drôle, le trait est tellement caricatural qu'on ne peut qu'en rire.

Une autre montre toujours le petit monstre qui tient dans la bouche un billet de 5 euro (le 5 est très nettement visible, le photographe a bien pris soin de le rendre visible) plié et même roulé, et le commentaire dit "...moi les billets de 100 dollars je les méfu! Alors les gonz', on est sur le cul hein?". Vous n'imaginez pas le nombre de commentaires qui ont dit "t'ais tro kon on voa tro k c un bié de 5 apppran à konté". Il y en a même un qui a dit, le plus sérieusement du monde : "tu zap un truk: le billé c 1 billé de 5 dollars !!!!" oui, vous avez bien lu, il dit "5 dollars". Et naturellement, il s'est senti obligé juste après cette phrase magnifique de donner l'adresse du sien, de blog, pour que le monde entier vienne se foutre de lui.

Enfin, une dernière (il y en a plein d'autres mais je ne vais pas toutes vous les faire) montre toujours le petit monstre devant un walkman aussi gros que lui, le commentaire dit : "Alors voilà moi j'kiffe la musique donc je me déplace jamais sans mon ghetto blaster! tac tac! Il est chanmé non? ". L'image est hilarante.

En fait, rien que la gueule du monstre est marrante, avec les bras mis n'importe comment, et les yeux qui disent merde l'un à l'autre, le truc bien tripant.

Une fois qu'on a vu un paquet d'images on peut s'intéresser aux commentaires. Oui car le plus gros de ce type de blogs, c'est que les visiteurs peuvent laisser des commentaires. L'auteur incite d'ailleurs avec force les visiteurs pour qu'ils en fassent.

Et c'est là que le drame arrive. Attention, on plonge dans une dimension inconnue du genre humain, celle de l'auditeur type de Skyrock, vous savez, le boutonneux débile, tout ça.

Je vous suggère de faire un tour dans les pages de commentaires de ce blog, c'est ahurissant.

Tout d'abord il y en a beaucoup. Certaines photos ont plus de 1000 commentaires. Pas besoin de tous les lire, évidemment, juste la première page qui en contient 10 à tout casser, ça donne déjà une bonne idée du ton général.

Ensuite, on remarque qu'il y a une proportion invraisemblable de commentaires qui traitent l'auteur de macho, de gros con, de "tu t po vu toa", ou encore de "t po mIE t pans ko ku moa g po 2 sin et j tan merd" (si vous avez compris, vous avez fait fort).

Ces commentaires vindicatifs sont pour la plupart issus de filles qui ont la boîte crânienne aussi vide que leur poitrine puisqu'elles n'ont pas été foutues de comprendre que c'est de l'humour et que l'auteur ne parle pas en son nom mais décrit les phrases d'un petit monstre qui frime dans des situations délirantes.

On remarquera d'ailleurs que les rares commentaires qui disent "dites les filles, détendez-vous un peu, c'est de l'humour, j'espère que vous l'avez compris au moins", sont eux, quasi-exempts de langage SMS. On remarque donc tout de suite le type qui ne vient ici qu'occasionnellement et qui écoute autre chose que Skyrock, heureusement pour lui.

Enfin, on notera évidemment le niveau moyen en orthographe des commentateurs, et on imagine déjà la rédac au prochain cours de français. La cata intégrale. Si le môme s'en tire avec autre chose qu'un zéro, c'est parce que le prof fait corriger les copies par son rejeton, je vois pas d'autre explication.

Voici enfin ce que vous attendez tous, l'adresse du blog, car il vaut vraiment la peine :

http://streumon.skyblog.com

Le genre de délire du net que j'aime bien, mais dont les à-côtés nous montrent bien que la méthode globale et la mode des SMS nous ont fabriqué une belle génération d'illettrés, et qui en plus sont fiers de l'être et qui deviennent d'une agressivité sans égale quand on le leur fait remarquer. Il me revient une anecdote sur un forum auquel j'ai participé il y a quelques années où je faisais remarquer à un intervenant qu'il pourrait faire un effort sur l'écriture et voilà qu'il commence à s'énerver tout seul. "Wech j'écri kom j veu, le principale c kon konpran (ndRafo : ben non justement on comprend rien), t ki pr doné d lesson, t prof ?"

Non, je ne suis pas prof, je n'ai jamais été prof, mais quand j'étais gosse, il m'est arrivé d'être élève.

Bref, non seulement le niveau est très bas, mais en plus il est destiné à le rester, ces petits cons se complaisant dans leur ignorance crasse et leur consternante nullité syntaxique (non c'est pas de moi j'avoue, c'est du Desproges).

Il est dommage que les commentaires ne soient pas modérés car ils dégradent le niveau général de ce blog, dont l'intelligence (car il en faut un peu pour afficher ce genre d'humour, et le site est quand même très original) est dégradée par la bêtise de ceux qui le commentent et qui, eux, n'ont pas l'intelligence de l'apprécier.

Vive M6, vive Skyrock, on se marre bien avec vous et vos à-côtés.

PS : promis, je ne moquerai plus des commentaires de blogs, j'en ai assez dit sur le sujet dans cet article.

jeudi 22 mars 2007

La discrimination raciale, on est pas près d'en sortir...

Il y a quelques jours est passée une émission sur France Inter qui traitait du problème de la discrimination raciale en France, à tous les niveaux : à l'embauche, au logement, à l'entrée des discothèques, etc... Plusieurs "experts" et auteurs étaient réunis là et les auditeurs pouvaient intervenir, le plus souvent des victimes qui faisaient part de leur témoignage. Je vais essayer de synthétiser tout ça et donner mon point de vue sur la question...

Pris la main dans le sac.

Comme vous le savez sûrement, une nouvelle pratique a été initiée par les associations de lutte contre les discrimination raciales, cela s'appelle le "testing". Cela consiste à envoyer à une même boîte deux CV aux caractéristiques quasi-identiques, à ceci près que l'un porte la photo d'un blondinet qui s'appelle "Patrick Dupont" et l'autre celle d'un individu basané, cheveux noirs et qui s'appelle "Abdelkader Mahioud". L'expérience est répétée plusieurs fois dans la même boîte, et dans d'autres boîtes aussi, ce qui permet de dresser des statistiques qui permettent de dire "Ces gens-là pratiquent une discrimination à l'embauche des plus odieuses", et ce même si le CV de notre maghrébin est un poil plus avantageux que celui de notre bourguignon.

Cela est bien plus flagrant dans les métiers dans lesquels le contact avec la clientèle est la première qualité, paraît-il "un arabe, ça présente mal". Par contre, s'il s'agit de faire de la maçonnerie ou d'être agent de sécurité, c'est moins un problème. Un auditeur l'a d'ailleurs fait remarquer, dans certaines entreprises de sécurité, c'est même la discrimination opposée qui est pratiquée : les agents de sécurité d'un centre commercial sont presque systématiquement des noirs. On pourrait être démago et signaler que dans ce cas-là personne ne se plaint de l'absence de diversité raciale dans ces entreprises non plus, mais bon, passons.

Pour le logement, c'est à peu près la même chose : deux demandes de visite d'appartement qui arrivent l'une après l'autre, pour Mohammed, c'est déjà pris, et pour François qui appelle 10 minutes plus tard, c'est disponible. Il y a au moins un avantage ici par rapport à la discrimination à l'embauche, c'est que là, le mensonge est caractérisé et chiffrable. En effet, il s'agit là d'un commerce qui, d'après la loi, n'a pas le droit de refuser de vendre. Il a certes le droit de demander des garanties, mais une fois celles-ci réunies, il est plus facile d'établir la discrimination que dans le cas de l'embauche où il y a toujours un côté... "intuitif", non chiffrable, non vérifiable. Et surtout, une entreprise peut prendre son temps pour embaucher (même si ce n'est pas toujours vrai), mais un propriétaire lui, veut que l'argent des loyers rentre en permanence et n'a pas de raison de faire traîner son offre et de refuser un client.

Enfin, à l'entrée des boîtes, là aussi c'est facilement vérifiable, Mouloud et Kader qui arrivent, habillés convenablement, sont refoulés et Jasques et Michel, arrivant avec EXACTEMENT les mêmes fringues, même en étant plus vulgaires, passent.

On a tous vu ou lu ces scénarii étalés dans les journaux ou à la télévision, visant à nous inspirer un profond sentiment de culpabilité "vous avez pas honte de vous comporter comme ça ?".


La mauvaise cible ?

Tout ça c'est bien joli, dresser des amendes à des patrons de discothèques, des chefs d'agence immobilière, des commerçants, mais cela va-t-il résoudre le problème ? Je pense que dans toute cette histoire, on se trompe de cible. Laissez-moi vous raconter un truc que j'avais vu à la télé il y a quelques années maintenant pour étayer mon propos.

Bernard Tapie, à l'époque où il était en pleine bagarre avec Le Pen, avait un jour fait une conférence à Marseille, devant un parterre de convaincus (comme ils font tous évidemment), et, au détour d'une tirade, il s'est mis à tenir des propos hallucinants dont voici une transcription approximative (j'ai plus les phrases exactes en tête, mais c'est pour vous donner une idée) :

"A la première occasion, je te les mets tous (ndRafo : les immigrés) dans une grande barque direction l'algérie et dès qu'ils sont au large, j'envoie une torpille et le problème est réglé".

Et à ce moment-là, torrents d'applaudissements dans la salle. C'était hallucinant, il venait de faire un pur discours extrémiste de son adversaire et toute la salle l'acclamait.

Là-dessus, l'ambiance retombe un peu dans la salle et Tapie leur gueule littéralement dessus :

"Vous voyez bien que le problème c'est pas Le Pen... C'est vous bande de cons"... Et là, le froid dans la salle. Tout le monde se sentait ridicule.

L'association d'idées entre le sujet de cet article et cette anecdote m'a fait réfléchir sur la question et m'a amené à la conclusion suivante : on se trompe de cible.

Le problème, ce n'est pas le commerçant qui refuse d'engager un maghrébin, ce n'est pas le patron de boîte qui refuse l'entrée à un Sénégalais ou encore un agent immobilier qui ne met pas un appartement à disposition de Mohammed.
Le problème, ce sont ceux qui font vivre ces personnes, à savoir leur clientèle. J'explique.

On a déjà vu lors de reportages sur la question de l'immobilier, une petite indication figurant dans des dossiers de location, à la demande des loueurs, un truc du genre "PE" qui signifiait "Pas d'Etrangers". Cela avait provoqué un tollé et ce sont les agents immobiliers qui ont été pointé du doigt. C'est là qu'on se trompait de cible.

L'immobilier est un marché, avec des fournisseurs et des clients. Or, comme aiment à le rappeler certains "le client est roi". Si l'agent immobilier a inscrit ceci dans son dossier, c'est parce que le propriétaire qui veut louer son appartement l'a exigé, faut de quoi il s'adressait à une autre agence. Comme la concurrence est rude, si l'agence avait refusé de publier son annonce sous le prétexte de la discrimination qui en ressort, le propriétaire se serait tout simplement adressé à une autre agence moins scrupuleuse. Bref, s'attaquer à l'agence ne fait que déplacer le problème. Celui qu'il faut blamer, c'est le client de l'agence, à savoir le propriétaire qui exige que son locataire ne soit pas bronzé.

Je me rappelle du jour où une personne qui visitait les appartements de mon immeuble, sonne chez moi pour me demander (authentique) s'il n'y avait pas trop d'arabes dans les environs. J'ai machinalement répondu "non", sans chercher à aller plus loin, n'ayant pas envie de me brouiller avec qui que ce soit, mais surtout, abasourdi par le côté direct de cette question. Je précise qu'il s'agissait d'un couple de retraités, depuis un bon moment.

Au passage, une pyramide des ages des sympathisants FN serait assez révélatrice, je ne serais pas surpris d'apprendre que ce sont des retraités qui votent en majorité FN. C'est d'ailleurs la cible principale du JT de Pernaut, le couple de vieux au fond de sa cambrousse qui a super peur du jeune de banlieue qui vit à 180km de chez lui. Si j'ai vu juste, il y a un espoir à long terme... un terme d'environ 30 ans.

Maintenant, si on retranscrit ce schéma dans la discothèque, c'est un peu pareil, même s'il n'y a pas d'exigence explicite de la part de la clientèle, il suffit d'une fois où il y a eu un incident pour inspirer chez le patron la crainte que sa clientèle se réduise si c'est trop brun dans la salle.

Enfin, pour l'embauche, c'est un peu la même chose : pour avoir moi-même travaillé dans une boutique pendant un peu plus de six mois, le mot d'ordre est "accueil". Il y avait 2 maghrébins et un noir qui bossaient là, mais en réserve, en qualité de manutentionnaires. Le côté commercial était intégralement occupé par des personnes "qui présentent bien", des hommes et femmes blancs de peau...

Bref, l'idée de mon propos est que la crainte du bronzé est quelque chose de profondément ancré dans les mentalités, même celles qui vont dire en public "non non je suis pas raciste" et en privé, notamment quand il s'agit de leurs enfants : "Quoi ? Avec toute la racaille qu'il y a là-bas ? Jamais je mets mon gosse dans cette école". Les parents évoquent la sécurité de leurs enfants, c'est tout légitime, mais ça dénote surtout un malaise bien plus profond : la peur du bronzé.


La loi ne résoud rien.

On l'a vu, tout ceci est finalement une histoire de peurs, de craintes, peu importe qu'elles soient justifiées ou non : la peur est quelque chose d'inconscient. Certes ça s'entretient, et le JT de Pernaut fait ça très bien, mais comme tous les inconscients, ils sont irrationels et difficiles à dissiper. Quand quelqu'un vous inspire la méfiance, celle-ci reste présente longtemps. Et on ne dissipe pas les craintes, les peurs, les méfiances avec la loi. Ca ne marche pas. Pire encore, celui qui aura écopé d'une peine en ressortira avec, en plus de ses craintes, de la rancoeur, ou pire encore.

Collez une amende à un arachnophobe chaque fois qu'il panique en voyant une grosse araignée, vous croyez vraiment que c'est comme ça que ses peurs disparaîtront ?

Seule l'éducation peut porter ses fruits, et encore, cela ne se fera qu'à long terme. Mais c'est un travail de bien plus longue haleine et il fallait des solutions immédiates, faute de quoi on aurait reproché au gouvernement en place de laxisme envers les discriminations. Du coup, on a fait vite et mal : en se trompant de cible et en s'attaquant plus à la forme qu'au fond.

Comme je disais en titre, on est pas près d'en sortir.

jeudi 22 février 2007

C'est ça, la chanson française ?



Bon, je ne sais pas trop comment aborder le sujet, avec drôlerie ou avec dépit.

Qu'il est loin le temps ou l'Eurovision nous faisait vibrer en mettant en avant de véritables talents, comme ABBA, gagnant en 74 avec "Waterloo", chanson inoubliable, Céline Dion, qui a gagné en 88, représentant la Suisse avec "Ne partez pas sans moi", cette chanson me donne encore des frissons, qui a révélé le talent que le monde entier connaît depuis...enfin, depuis le Super Bowl, parce que les Ricains, ils s'en foutaient de Céline Dion. Et depuis, ils l'ont adoptée, même séquestrée, elle est otage à Las Vegas pour piailler devant un parterre de bouffeurs de hamburgers et leurs marmots qui demandent à papa de leur acheter une glace à 20$. Toto Cutugno a gagné en 90 sous les couleurs... de l'Italie, évidemment. L'Irlande s'est particulièrement distinguée en remportant cette compétition 3 années de suite, 92, 93 et 94. Et j'en oublie bien d'autres.

Si on retrace le parcours de la France tout au long de l'Histoire de l'Eurovision, elle a eu elle aussi ses heures de gloire :

1976 - 3ème - Catherine Ferry, pour "Un, Deux, Trois".
1977 - 1ère - Marie Myriam, pour "L'oiseau et l'enfant".
1990 - 2ème - Joëlle Ursull, pour "White and Black Blues".
1991 - 2ème - Amina, pour "C'est le dernier qui a parlé qui a raison".

Il y en a eu d'autres plus anciennement mais comme vous le voyez, ça ne date pas d'hier. Et encore, pour les dernières, Joëlle Ursull est Guadeloupéenne, et Amina Franco-Tunisienne. Bref, on est même pas foutus de trouver des talents dans le coin, il faut aller à l'autre bout du monde. Du coup, on fait dans le folklorique... mais mal. D'autres arrivent à en faire, du folklorique, du qui marche, comme les Finlandais (NDRafo : merci à l'anonyme qui a apporté la correction, j'étais sûr que c'était des suédois, mea culpa) qui ont gagné l'année dernière, avec leurs costumes de monstres tout droit sortis d'un film d'horreur de série Z. En tous cas je l'ai écouté, leur chanson et ça déménage, j'ai bien aimé en fait.

Du coup, cette année, la France a décidé de frapper fort, et quand la France frappe fort, elle sait y faire, ça met tout le monde KO, en tous cas moi je m'en suis pas encore remis.

Vous affolez pas, le représentant de la France n'est pas encore élu. Il y a en fait 10 groupes en compétition pour nous représenter à l'Eurovision 2007, en sortira LE groupe que les français auront élu, auront choisi à grands renforts de SMS et d'appels surtaxés, le groupe qui saura porter les couleurs de la France au plus haut, qui saura redonner à la chanson française ses lettres de noblesse, qui prouvera à l'Europe et au monde que la France sait encore faire de la chanson, de la vraie, de la pure, de la bonne.

Et qu'est-ce qui pouvait mieux représenter la France que ÇA :



Je serais tenté de dire "Sans commentaires", tellement ça laisse baba. Allez va, je vous laisse le temps de vous remettre de vos émotions.

Quel que soit le degré sous lequel on prend ça, c'est désespérant : au premier degré les parents d'ados rebelles vont apprécier, ceux dont les gosses disent à leurs potes dans la cour de récré "Mon père est trop con, s'il pouvait crever...". Vive la chanson qui sait porter haut les valeurs de la France.

Au second degré.... non, je préfère pas, même ça c'est à peine digne d'une colonie de prépubères dans un bus de centre aéré.

J'ai quelques suggestions de chansons pour les années à venir :

- "Ma soeur s'est fait violer et brûler vive, youpi c'est joli"
- "Le cancer me ronge les poumons, ils sont tout plein de goudron"
- "J'ai fait cuire mon chien vivant, il est très appétissant"
- "Zyva tête deu mort nique la police"

Séverine Ferrer était peut-être pas si mal finalement.